« Les mondes de Philip K. Dick »

22 Nov
22 novembre 2013

Coproduction : Nova Production / ARTE France. Diffusion mars 2016.

Sélectionné au Sheffield Doc/Fest 2015

Un film de Yann Coquart, écrit par Yann Coquart et Ariel Kyrou

« Les mondes de Philip K. Dick » est une plongée dans la vie et les écrits d’un extraordinaire écrivain de science-fiction, disparu en 1982, dont l’œuvre a anticipé comme aucune autre le monde paranoïaque et technologique de notre 21ème siècle et dont les visions sont une formidable matière adaptée par le cinéma hollywoodien, de Blade Runner à Minority Report.

PHOTOS DU TOURNAGE EN CALIFORNIE
Philip K. Dick a eu une vision de sa propre mort, qui se produisit sept ans plus tard, exactement comme il l’avait décrite, :
« C’était une nuit de 1975… J’ai eu cette vision. J’ai vu un homme mort, étendu face contre terre, sur le sol d’un salon, entre le canapé et la table basse. »

Philip_K_Dick_Dead
© Nova Production

Rutger HAUER jouait un androïde effrayant nommé Roy Batty dans le film Blade Runner, adapté du roman de Philip K. Dick, il nous fixe de ses yeux d’un bleu translucide : « Le vrai sujet du film, » dit-il, « n’est pas la robotique, mais l’interrogation sur ce qui fait ou non de nous de vrais êtres humains. »
Rutger_Hauer
© Nova Production

Les précognitifs du film Minority Report adapté de la nouvelle de Dick n’existent pas en tant que tels, évidemment. Mais ils ont inspiré le programme Predpol, pour Prediction Police, testé aux Etats-Unis à Santa Cruz, Los Angeles et Washington. Predpol fusionne une gamme de variables puis utilise un algorithme pour déterminer quels individus, dans quels lieux, seraient les plus à même de commettre un crime.
Los_Angeles_Police_Department
© Nova Production

Jane, la sœur jumelle de Philip K. Dick, morte six semaines après leur naissance le 16 décembre 1928, hante tous ses romans. Philip se sent responsable du drame, il imagine qu’il aurait dû mourir à la place de Jane. Il fantasme sur sa sœur, cherche Jane à travers chaque femme qu’il croise, fixe son image, persuadé que si sa jumelle était en vie, elle serait fine, aux longs cheveux noirs. Exactement comme toutes les jeunes filles dont il tombe amoureux, qu’il cherche à protéger. Et puis, surtout, il la fait vivre et revivre sous les traits de nombreux personnages dans ses romans de science-fiction.
Jane
© Nova Production

Quand Philip K. Dick avait trois ans, en 1931, son père Edgar lui a montré un masque à gaz en lui racontant ses souvenirs de la Première Guerre mondiale. Philip a hurlé de terreur, persuadé qu’un monstre horrible, un insecte géant, avait mangé mon père et pris sa place. Pendant des semaines après cet incident, il a continué à scruter le visage de son père pour y déceler d’autres signes de la substitution, pour y chercher l’humanité. En 1953, il en a tiré une nouvelle, Le Père truqué, créée à partir de ce sentiment d’un père double, dont le corps serait parfois habité par un extraterrestre sans âme
Masque
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